lundi 12 mars 2012

Le bombyx du mûrier, bombyx mori

En voici un que l'on ne voit plus tellement sous nos latitudes...Le ver à soie n'est autre que la larve (chenille) du papillon nocturne de la famille des bombycidae, d'origine chinoise appelé le bombyx mori. L'élevage des vers à soie, porte un nom savant: c'est la sériculture qui a été pratiquée en France dès le XVIII ème siècle, dans le sud (Ardèche, Cévennes, Provence et Languedoc).
Le ver à soie était appelé  le magnan, qui dans la langue provençale signifie "goinfre"... Le fait est qu'il est impressionnant de les voir dévorer les feuilles de mûriers blancs, morus alba L., leur unique nourriture. Magnan a donné le mot "magnanerie"qui désigne l'endroit ou l'on élève les magnans.

De nos jours on trouve encore de l'élevage de vers à soie dans les pays d'Asie du Sud-Est qui sont restés maîtres dans l'art de produire et travailler les tissus de soie.
NB: Les photos ci-dessous proviennent de Thaïlande, seules les photos de mûriers ont été prises dans mon petit village du Gard, on peut dire qu'ils m'ont vu grandir!



 


 Ci-dessus, le papillon femelle et ses oeufs; Ces œufs donnent naissance à des chenilles  (2 mm à la naissance), qui se nourrissent exclusivement de feuilles de mûriers blancs, ceux que l’on trouve encore  le long des routes et chemins dans le Sud de la France,

 Les mûriers blancs, à deux époques différentes de l'année, et ci-dessous gros plan sur les  feuilles.


Par quel processus va-t-on récupérer la soie?
Après la quatrième mue, le ver à soie est mur pour tisser son cocon, on lui fournit des branches de bruyère (en France) pour qu’il puisse accrocher son cocon, il commence à tisser et  s’enferme littéralement pour se transformer en chrysalide.




C’est là que les choses vont mal tourner pour lui, la main de l’homme va rompre ce cycle naturel, les cocons une fois terminés sont « récoltés » et trempés dans l’eau bouillante, le jeu consiste à trouver le bout du fil d'Ariane d'un certain nombre de cocons et en faisant tourner lentement, à les enrouler sur une bobine pour récupérer la soie.



6 commentaires:

Philippe Bullot a dit…

Ton article est très intéressant, merci Daniel :)

Noushka a dit…

Très intéressant, bien documenté et bien illustré!
Curieux que les cocons puissent être de couleurs différentes!
Ébouillantés? Au moins ils n'ont pas le temps de souffrir...
Mes amitiés, Daniel

Raymond a dit…

Très instructif ce poste, merci du partage !

Armindo C. Alves a dit…

Obrigado por tanto detalhe. Magnifico trabalho. A descendência está garantida.

ABRAÇO.

lejardindelucie a dit…

Seuls les mots restent dans le paysage actuel! Nous connaissons une ancienne magnanerie transformée en restaurant. De temps en temps on trouve un mûrier au bord d'une route, le fruit est d'ailleurs insipide, mais c'est un bel arbre! C'est en effet ce simple cocon qui est fait de ce fil précieux! Quel artistes ces insectes!

Monique et Daniel a dit…

Merci à tous!
Nostalgie: j'en ai connu quelques uns dans ma jeunesse, dans le gard, les instituteurs avaient là un sujet complet...

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